Mise en fourrière police municipale prix : barème 2024, récupération du véhicule et contestation
Le prix d’une mise en fourrière est plafonné par l’État, soit 29 € de garde par jour pour une voiture.
- 29 € par jour hors Lyon, Marseille et Toulouse.
- 10 € par jour à Lyon, Marseille et Toulouse.
- Tarif réduit à 6,75 € pour les cyclomoteurs.
- La commune peut voter un tarif inférieur au plafond.
- La facture inclut enlèvement, garde et expertise.
- Barème en vigueur depuis le 1er mars 2024.
Tarifs et prix d’une mise en fourrière par la police municipale
| Catégorie de véhicule | Garde journalière maximale | Ville ou zone concernée | Date d’application |
|---|---|---|---|
| Voiture particulière | 29 € | Hors Lyon, Marseille, Toulouse | 1er mars 2024 |
| Voiture particulière | 10 € | Lyon, Marseille, Toulouse | 1er mars 2024 |
| Cyclomoteur (50 cm³ max, 4 kW max) | 6,75 € | Tarif réduit | 1er mars 2024 |
Qui fixe les prix et selon quels plafonds
Le prix d’une mise en fourrière n’est pas libre : il est plafonné par l’État, puis chaque commune ou groupement de communes peut appliquer un tarif inférieur. Ce sont donc les collectivités locales qui votent le barème réel, dans la limite fixée au niveau national. Concrètement, deux véhicules identiques enlevés dans deux villes différentes peuvent générer des frais de garde très différents.
Pour les voitures particulières, la garde journalière maximale est de 29 € hors grandes villes. À Lyon, Marseille et Toulouse, un plafond spécifique de 10 € par jour s’applique, ce qui allège nettement la facture en cas de garde prolongée. Un tarif réduit à 6,75 € existe également pour certaines catégories, notamment les cyclomoteurs (cylindrée maximale de 50 cm³, puissance limitée à 4 kilowatts, vitesse plafonnée à 45 km/h).
Ce que comprend réellement la facture
Le montant demandé au retrait regroupe généralement plusieurs postes : les frais d’enlèvement, les frais de garde journalière (facturés dès le premier jour) et, le cas échéant, les frais d’expertise ou de mise en vente. Ces plafonds tarifaires sont entrés en vigueur le 1er mars 2024 et feront l’objet d’une actualisation annuelle à partir du 22 septembre 2027.
Si le véhicule n’est pas récupéré dans les délais, il peut être vendu par les Domaines : des frais de mise en vente s’ajoutent alors à l’addition. Mieux vaut donc agir vite, car chaque jour de garde compte dans le calcul final.
Comment récupérer son véhicule en fourrière

La restitution d’un véhicule mis en fourrière suit un circuit précis. Tant que les frais ne sont pas réglés, le gardien refuse la sortie du véhicule, même si vous êtes le propriétaire légitime.
- Payer les frais au gardien : enlèvement, garde et éventuels frais annexes.
- Obtenir l’autorisation de sortie : via le service en ligne dédié, avec le numéro d’immatriculation.
- Présenter l’immatriculation au guichet : l’agent vérifie que le véhicule est bien autorisé à sortir.
- Retirer le véhicule sous délai : plus l’attente dure, plus la garde journalière s’accumule.
- Régler les frais de vente : si le véhicule a déjà été mis en vente par les Domaines.
La notification par lettre recommandée avec accusé de réception est envoyée sous 5 jours ouvrables après la mise en fourrière. Elle indique les motifs et l’adresse où contester. Si le véhicule a déjà été vendu par les Domaines, il faut régler les frais de mise en vente avant tout retrait.
Où trouver son véhicule et gagner du temps
Chaque ville dispose d’un service de recherche en ligne : on saisit son numéro d’immatriculation pour savoir dans quelle fourrière le véhicule est stationné. Ce réflexe évite de se déplacer inutilement d’un dépôt à l’autre.
Le délai de récupération influence directement la facture : la garde journalière court tant que le véhicule reste immobilisé. Agir vite reste le meilleur moyen de limiter les frais, surtout pour une voiture particulière hors grande ville.
Enfin, gardez la fiche descriptive et l’autorisation de sortie jusqu’au retrait. Sans ces documents, le guichet bloque la restitution et la garde continue de s’accumuler à vos frais.
Motifs de mise en fourrière d’un véhicule
La police municipale ne fait pas enlever un véhicule sans raison. La mise en fourrière repose sur des motifs précis encadrés par la loi. Connaître ces situations permet de comprendre pourquoi votre voiture a été emmenée, et parfois de contester la décision.
Stationnement gênant ou dangereux
C’est le motif le plus fréquent. Un véhicule garé sur un passage piéton, une place de stationnement réservée aux personnes handicapées, un trottoir ou devant une bouche d’incendie peut être enlevé immédiatement. Le stationnement en double file ou qui entrave la circulation entre aussi dans cette catégorie, tout comme le stationnement abusif ou irrégulier qui contrevient aux règles locales.
Infraction non cessée après 48 heures
Autre cas fréquent : le véhicule est d’abord immobilisé, puis envoyé en fourrière si le conducteur ne régularise pas la situation dans un délai de 48 heures. Ce mécanisme laisse une seconde chance avant l’enlèvement définitif.
Autres motifs d’enlèvement
- Stationnement gênant ou dangereux : trottoir, passage piéton, place PMR.
- Double file et entrave circulation : gêne directe aux autres usagers.
- Infraction non cessée après 48 heures : véhicule immobilisé puis enlevé.
- Absence de contrôle technique valide : défaut de mise en conformité.
- Stationnement abusif ou irrégulier : durée excessive au même emplacement.
- Atteinte aux sites classés : décision du maire ou du préfet de Paris.
Contester la mise en fourrière et se faire rembourser
Pour contester une mise en fourrière, adressez un recours écrit au préfet ou au procureur de la République du lieu de l’enlèvement. L’adresse exacte figure dans la notification reçue par lettre recommandée. Vous disposez d’un délai de 5 jours ouvrables pour agir à compter de cette réception.
L’autorité compétente dépend de celle qui a ordonné la mise en fourrière. Si le recours aboutit, les frais d’enlèvement et de garde vous sont remboursés. Conservez tous les justificatifs de paiement pour appuyer votre demande.
Empêcher volontairement l’enlèvement d’un véhicule constitue une infraction lourde : 3 750 € d’amende, jusqu’à 3 mois de prison, 6 points retirés et une suspension du permis pouvant atteindre 3 ans. Ne tentez jamais de bloquer l’opération, même si vous estimez la mesure injustifiée.
Documents nécessaires pour récupérer son véhicule
Fiche descriptive et notification reçue par lettre recommandée
La fiche descriptive est le document qui décrit précisément votre véhicule (marque, modèle, immatriculation, état). Vous pouvez la consulter en ligne via le service de recherche de véhicule en fourrière de votre ville, ou directement auprès des forces de l’ordre. Si vous en faites la demande, un double de cette fiche vous est transmis.
En parallèle, l’administration vous adresse une notification par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce courrier indique les motifs de la mise en fourrière et l’autorité qui l’a ordonnée. Il doit vous parvenir dans un délai de 5 jours ouvrables suivant l’enlèvement.
Sans ce document, impossible de savoir à qui vous adresser pour une éventuelle réclamation. Conservez-le soigneusement : il contient l’adresse du service à contacter.
Autorisation de sortie et pièces à présenter au guichet
Une fois les frais réglés, vous devez obtenir une autorisation de sortie. Elle se récupère via le service en ligne dédié, en saisissant simplement votre numéro d’immatriculation. Cette autorisation prouve que le véhicule est autorisé à quitter la fourrière.
À découvrir aussi
Pensez aussi à conserver les documents liés à votre contrat pendant les durées légales, précieux en cas de litige.
Au guichet, présentez l’ensemble des pièces suivantes :
- Autorisation de sortie imprimée : indispensable pour le gardien
- Pièce d’identité du titulaire : carte nationale ou passeport
- Justificatif d’assurance véhicule : attestation en cours de validité
- Permis de conduire valide : obligatoire pour repartir au volant
Sans l’une de ces pièces, la restitution peut être refusée. Vérifiez donc tout avant de vous déplacer.
