Comment calculer bonus malus auto : formule, tableau d’évolution et exemples chiffrés

Le bonus-malus se calcule en multipliant votre coefficient par 0,95 ou 1,25 selon vos sinistres.

  • Coefficient de départ fixé à 1 pour tout nouveau conducteur.
  • Année sans sinistre responsable : CRM multiplié par 0,95.
  • Accident entièrement responsable : multiplicateur de 1,25.
  • Responsabilité partielle : facteur réduit à 1,125.
  • Bonus maximal plafonné à 0,50 après 14 ans.
  • Malus maximal plafonné à 3,50.

Qu’est-ce que le bonus-malus en assurance auto ?

Le bonus-malus, aussi appelé coefficient de réduction-majoration (CRM), est le système qui ajuste votre prime d’assurance auto à chaque échéance annuelle en fonction de votre comportement au volant. Concrètement, l’assureur observe vos sinistres responsables sur une période donnée, puis applique un coefficient multiplicateur à votre prime de base.

Ce coefficient évolue chaque année : il baisse si vous restez prudent, il grimpe dès que vous causez un accident. C’est un mécanisme automatique, encadré par la loi, que tous les assureurs appliquent de la même façon. Votre CRM vous suit d’ailleurs toute votre vie d’automobiliste, même en changeant de compagnie ou de véhicule.

  • Coefficient de réduction-majoration (CRM) : ajuste la prime à chaque échéance annuelle
  • Coefficient de départ : fixé à 1 pour tout nouveau conducteur
  • Bonus maximal : plafonné à 0,50, soit 50 % de réduction sur la prime
  • Malus maximal : plafonné à 3,50, soit 350 % de majoration
  • Réduction annuelle : 5 % de baisse sans sinistre responsable

Autrement dit, une année sans accident responsable multiplie votre coefficient par 0,95. À l’inverse, un accident entièrement responsable le multiplie par 1,25, soit une hausse de 25 %. Vous atteignez le bonus maximal de 0,50 après 14 années consécutives sans sinistre responsable.

Comment calculer son coefficient bonus-malus (formule CRM)

comment calculer bonus malus

Le calcul repose sur une formule unique : votre coefficient de réduction-majoration (CRM) est multiplié par un facteur qui dépend de votre comportement au volant pendant la période de référence. Ce facteur est de 0,95 pour une année sans sinistre responsable, ce qui correspond à une réduction de 5 % de votre coefficient.

À l’inverse, un accident entièrement responsable applique un multiplicateur de 1,25, soit une majoration de 25 %. Si votre responsabilité n’est que partielle, le facteur descend à 1,125, ce qui représente un malus de 12,5 %. Le coefficient de départ pour tout nouveau conducteur est fixé à 1.

Concrètement, un conducteur dont le CRM est de 0,80 et qui n’a aucun sinistre voit son coefficient passer à 0,76 (0,80 × 0,95) l’année suivante. S’il provoque un accident responsable, il remonte à 1,00 (0,80 × 1,25). La durée pour atteindre le bonus maximal de 0,50 est de 14 années sans sinistre, certaines grilles retenant 13 ans.

Situation de conduite Calcul appliqué au CRM Exemple avec CRM 0,80
Année sans sinistre responsable CRM × 0,95 0,80 × 0,95 = 0,76
Accident 100 % responsable CRM × 1,25 0,80 × 1,25 = 1,00
Accident à responsabilité partielle CRM × 1,125 0,80 × 1,125 = 0,90

Deux plafonds encadrent le système : le coefficient ne peut jamais descendre sous 0,50 (bonus maximal) ni dépasser 3,50 (malus maximal). Le calcul est appliqué automatiquement par votre assureur à chaque échéance annuelle.

Comment connaître son coefficient bonus-malus ?

Votre assureur vous adresse chaque année un relevé d’informations, document obligatoire qui récapitule votre coefficient bonus-malus et l’ensemble de vos sinistres sur les 5 périodes précédentes. Ce relevé vous est envoyé à l’échéance annuelle de votre contrat, ce qui vous permet de vérifier que votre CRM correspond bien à votre historique de conduite.

Vous pouvez aussi demander votre relevé à tout moment auprès de votre assureur, sans attendre l’échéance. C’est particulièrement utile si vous envisagez de changer d’assureur : ce document est indispensable pour justifier votre coefficient auprès du nouveau contrat et éviter de repartir à 1, le coefficient de départ d’un nouveau conducteur.

Pensez à conserver chaque relevé reçu. En cas de transfert de contrat ou de désaccord sur votre coefficient, c’est la seule preuve officielle de votre historique. Un simple appel ou un espace client en ligne suffit généralement à récupérer le document en quelques minutes.

Que devient le bonus-malus en cas de changement d’assureur ou de véhicule ?

Changement d’assureur : conservation du coefficient

Votre coefficient bonus-malus vous appartient : il suit le conducteur, pas le contrat. Si vous résiliez pour aller voir ailleurs, le CRM acquis à la fin du contrat est reporté chez le nouvel assureur.

Le nouveau contrat ne repart donc jamais de 1 si vous étiez à 0,76 ou à 1,25. Le point de départ reste votre coefficient réel, bonus comme malus confondus.

  • Coefficient conservé à la fin du contrat
  • Transfert automatique vers le nouvel assureur
  • Relevé d’informations obligatoire pour prouver le CRM
  • Aucun nouveau conducteur habituel ajouté au contrat

Changement de véhicule : transfert du CRM

Là encore, le transfert du CRM est automatique. Que vous vendiez votre ancienne voiture pour en acheter une autre ou que vous ajoutiez un second véhicule, votre coefficient vous suit.

Deux conditions seulement : le contrat doit concerner le même conducteur principal, et vous ne devez pas déclarer de nouveau conducteur habituel au passage (un jeune conducteur fraîchement ajouté repartirait, lui, de son propre coefficient).

En résumé : votre bonus-malus est un historique de conduite attaché à votre personne. Il ne se perd ni au changement d’assureur, ni au changement de véhicule, ni à la vente de l’ancienne auto.

Quels sinistres sont pris en compte et sur quelle période ?

Seuls les sinistres engageant votre responsabilité font évoluer le coefficient. Un accident 100 % responsable ou à responsabilité partielle déclenche une majoration, tandis que le vol, l’incendie ou un cas de force majeure restent neutres sur votre CRM.

L’assureur observe une période de référence de 12 mois consécutifs. Elle se clôture 2 mois avant l’échéance annuelle du contrat : pour une échéance au 31 décembre, les sinistres sont comptabilisés jusqu’au 31 octobre. Un accident survenu après cette date sera donc pris en compte l’année suivante.

Bon à savoir : le premier accident responsable fait grimper le coefficient, mais un malus n’est pas définitif. Toute période sans sinistre responsable fait automatiquement baisser le CRM l’échéance suivante.

Comment récupérer son bonus après un malus ? (dont 1er accident)

Un malus n’est jamais définitif. Le mécanisme du coefficient de réduction-majoration (CRM) fonctionne dans les deux sens : après avoir grimpé à cause d’un sinistre responsable, votre coefficient redescend automatiquement dès que vous enchaînez les années sans accident. Aucune démarche n’est nécessaire auprès de votre assureur.

Deux années sans accident pour revenir au niveau initial

La règle est simple : deux années consécutives sans accident responsable suffisent pour retrouver votre coefficient de départ. Concrètement, si vous passez de 1,00 à 1,25 après un accident entièrement responsable, la remontée se fait par paliers : 1,25 × 0,95 = 1,19 la première année sans sinistre, puis 1,19 × 0,95 = 1,13 la deuxième. Vous n’êtes donc pas revenu à 1,00 en deux ans, mais vous avez amorcé la descente.

Une récupération automatique, mais à durée variable

La récupération est automatique quel que soit le niveau de malus atteint, y compris au plafond de 3,50. En revanche, plus le coefficient a grimpé, plus il faut de temps pour revenir au point de départ. Dans les cas les plus lourds (alcoolémie, suspension de permis), comptez jusqu’à 5 ans pour retrouver votre coefficient initial. Chaque année sans sinistre applique la réduction de 5 %, soit une multiplication par 0,95.

Le cas du premier accident responsable

  • Premier accident responsable : CRM × 1,25, soit une majoration de 25 %
  • Responsabilité partielle : CRM × 1,125, soit une majoration de 12,5 %
  • Retour au niveau initial : 2 années consécutives sans accident
  • Récupération automatique : aucune démarche auprès de l’assureur
  • Durée variable : jusqu’à 5 ans selon le malus atteint

Quel bonus-malus pour un jeune conducteur ?

Un nouveau conducteur démarre avec un coefficient de 1, comme tout assuré qui s’inscrit pour la première fois auprès d’une compagnie. Cette base neutre ne procure ni réduction ni majoration. En revanche, l’assureur applique souvent une surprime si le permis a moins de 3 ans ou si le conducteur est considéré comme novice sans expérience. Cette surprime est distincte du CRM : elle figure sur la cotisation, pas sur le coefficient.

La première année est donc décisive. Sans aucun accident responsable, le coefficient passe de 1 à 0,95, soit une réduction de 5 %. L’année suivante, si la conduite reste irréprochable, il descend à 0,90 (0,95 × 0,95). Le jeune conducteur entre alors dans la même logique de bonus progressif que les assurés confirmés.

Attention toutefois : un premier accident responsable multiplie immédiatement le coefficient par 1,25. La surprime jeune conducteur peut alors peser lourd sur la facture. La clé reste la même pour tous : l’accumulation d’années sans sinistre fait baisser le CRM jusqu’au plancher de 0,50.